Vaincre ses peurs comme une grande

S’il est vrai que trouver son équilibre est l’élément-clé d’un mode de vie sain, je trouve assurément le mien entre ma façade d’orgueilleuse extrême et mon fond de moumoune assumée. Entre les deux mon cœur balance et m’inflige de vivre un champ lexical digne des plus grands films d’horreur: appréhension, anxiété, trac, hantise, affolement, terreur et j’en passe. Par orgueil, mais surtout par désir de repousser mes limites toujours un peu plus loin, j’ai tendance à manquer de jugement réflexion face aux « t’es pas game! » qu’on me lance. Voyez-vous, quelque part entre mes sueurs froides et mes jambes qui tremblent, je redécouvre chaque fois ce sentiment d’euphorie inégalable qui me pousse à recommencer, encore et encore.

Je tente à ma façon de sauver la face d’un YOLO maltraité, utilisé plus souvent qu’autrement pour justifier des actions moins valorisantes. Mettons que moi, quand je décide que je n’ai qu’une vie à vivre, je n’y vais pas avec le dos de la cuillère. Et pour vous éclairer sur mon genre d’idées de génie pas trop génie selon ma mère, imaginez juste l’orgueil qui rencontre la peur. Et devinez qui l’emporte. D’où mon air faussement contente, mais réellement vraiment pas certaine de son coup sur cette photo (le moment YOLO, c’est là):

Camille ripride

À moins de 25 minutes de chez moi se dresse la plus haute tour de saut au Canada, le Great Canadian Bungee, que vous voyez derrière moi sur la photo. Je vous jure que mes mains deviennent moites et mon coeur bat à tout rompre à la simple évocation de ces mots. Terrorisée à plus de 2 pieds d’altitude, j’ai décidé d’affronter cette incontrôlable phobie qui me met souvent des bâtons dans les roues. La RipRide nous propulse en tyrolienne à 200 pieds de haut, sur le ventre, sans même une sangle pour s’y cramponner. Disons qu’après une descente à plus de 85 km/h dans un lagon au-dessus de l’eau, j’ai carburé à l’adrénaline pour les quelques heures qui ont suivi.

Non seulement j’ai affronté, et presque sans pleurer ma peur des hauteurs, mais j’ai aussi eu la piqûre des sensations fortes. Prochaine étape, le saut en bungee! Pour ce que j’apprends constamment de m’auto-défier à faire face à des situations contraignantes, je me répète qu’aucune journée ne devrait se terminer sans qu’on ait fait face à quelque chose qui nous fait peur. Il est certainement plus sage de rester au sol la tête à l’endroit, mais je préfère le goût du risque!

 

Et vous, avez-vous déjà expérimenté des sports extrêmes?

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