La crise existentielle de la mi-vingtaine

La vie est faite de hauts et de bas. Une grosse montagne russe infinie. Pour certains, c’est plus la montage russe pour enfants, dans La Ronde des petits (t’sais celle qu’on n’a plus le droit de faire passé 12 ans). Pour d’autres, c’est plus comme ça :

montagne russe

 

Bon. Heureusement, pour la plupart des gens, c’est plus un juste milieu.

On entre dans cette période de notre vie (la redoutée mi/fin vingtaine) où tout s’accélère. MÉGA HIGH, suivi d’un MÉGA DOWN. C’est pas mal dans cette période là que survient la grande remise en question sur notre choix de carrière. On a souvent grimpé quelques échelons, on n’est plus à la sortie du bac. Notre première job chiante est derrière nous. On rencontre quelqu’un. On commence à penser à la famille. On aime notre job plus ou moins (ou pas du tout, c’est selon). Et là on se pose la question fatidique : est-ce que je veux vraiment faire ça toute ma vie? Bienvenue dans votre crise existentielle de la mi-vingtaine.

J’ai étudié dans un domaine qui comprend souvent des remises en question. (Merci domaine très vague et super vaste des communications). Attention : j’ai adoré mon bac. Je le referais demain. On dit même que je suis excellente dans ce que je fais. Malgré tout, je ressens comme un vide. Je n’ai plus cette passion qui m’allumait il y a quelques années. Je n’ai pas envie de faire ça toute ma vie. Même pas encore pour la prochaine année. Même si je suis ben bonne dans ce que je fais. Je veux changer de carrière.

Changement de cap : par où commencer?

Honnêtement, cette période de remise en question est plate, très plate. J’ai toujours été le genre de fille qui fonçait, qui savait PAS À PEU PRÈS où elle s’en allait. Tassez-vous de mon chemin, j’arrive. Là, je suis plus comme un loque humaine. Un petit bambi figé devant les phares d’une voiture, qui ne sait pas quoi faire. Je suis perdue. 

Je pense que comme n’importe quelle période difficile, la première étape est de reconnaître le problème. J’ai arrêté d’avoir un masque dans la face de OMG j’adore ma job, j’adore les communications, je capote! Non : je-suis-perdue. Je ne sais pas où j’en suis. Je ne sais pas quoi faire de ma vie. Et bizarrement, en l’acceptant, c’est déjà plus facile. Quand quelqu’un me demande comment ça va, je n’ai pas honte de dire que je suis perdue, que ça ne va pas tant que ça. Je suis en paix avec cette portion de moi-même. L’accepter, c’est déjà faire la moitié du chemin.

Écoutez-vous

VOUS. Seulement vous ok? Tout le monde va essayer de vous donner des conseils, son propre avis, de partager son expérience personnelle. C’est bien, mais ce n’est pas objectif. Je ne dis pas d’envoyer promener tout le monde qui essaie de vous aider. Mais écoutez-vous. Dans mon cas, les gens me disaient (et me disent encore) souvent « mais tu es tellement bonne dans ce que tu fais ». Ok. Mais MOI, ça ne me rend pas heureuse. Donc fin de la discussion. Ou si quelqu’un vous dit « Ah non, je ne te vois pas là-dedans ». Pas de ses affaires. Si vous, vous vous voyez faire ça et que ça vous rend heureuse, foncez.

Arrêtez de voir trop loin

On est dans un monde en constante évolution. Le temps où on choisissait une carrière pour la vie est révolu. Ne vous mettez pas la pression de trouver « ce qui va vous rendre heureuse TOUTE VOTRE VIE ». Vous ne savez pas ce que l’avenir vous réserve. Peut-être que ça vous rendra heureuse pour les 8 prochaines années, mais qu’après, vous voudrez changer. C’est ben correct!

Allez chercher de l’aide

Personnellement, je vois une conseillère en orientation. J’avais trop d’options, je ne savais pas quoi choisir. Attention, les CO, comme on les appelle, ne sont pas des voyants. Ils ne vont pas vous dire « Fais ça et tu seras heureuse toute ta vie ». Ils sont là pour nous outiller à faire un choix éclairé. À nous faire voir les possibilités qui cadrent bien avec notre personnalité, puis à nous aider à dresser la liste des pour et des contre pour chaque option. Je n’ai pas fini mes rencontres, mais pour l’instant, on est rendu à 5 possibilités. C’est mieux que le gros flou dans lequel je vivais il n’y a pas si longtemps. Parmi mes options, il y a beaucoup de retour aux études, donc ma CO est aussi là pour m’expliquer tout ce que chaque cheminement implique (combien d’années d’études, besoin d’une propédeutique (année préparatoire avant d’être acceptée), possibilités de carrière après, etc.). Vous pouvez voir les CO dans les cégeps et universités, au privé, ou dans les Carrefour Jeunesse Emploi de votre région (c’est gratuit!).

Peut-être aussi que vous êtes perdue car vous vous connaissez un peu moins bien. N’hésitez pas à aller voir une psychologue ou une thérapeute pour approfondir votre connaissance de soi. En vous connaissant mieux, vous saurez mieux vers quoi vous orienter.

Faites ce qui vous fait du bien

Dans cette période très plate, un état semi-dépressif nous guette. Ne vous oubliez pas et ne laissez pas le négatif prendre le dessus. Faites des petites choses qui vous font du bien. Essayez d’éliminer tout le négatif superflu que vous pouvez. Réfugiez-vous dans les endroits où vous êtes bien. N’ayez pas honte de vos faiblesses. Hey si ça vous fait du bien d’aller chez papa/maman pour trouver du réconfort, allez-y!

On dirait que les deux seules choses qui ne me stressent pas ces temps-ci sont d’aller dans la grange et de m’occuper de la maison. Je passe donc beaucoup de temps à faire du ménage et à chiller dans la grange, avec les agneaux. WHY NOT? Et concentrez-vous fort sur le positif. (Honey, thanks for being here). Tout ne peut pas être négatif, alors faites place au positif : votre entourage, chéri, un hobby, un nouvel animal, votre BFF, etc.

crise de la mi-vingtaine

Photo d’extrême qualité de mon chilling dans la grange. Je vous présente Milton, mon bébé mouton adoptif. 

Lancez-vous

Une fois votre option trouvée, lorsque vous serez en paix avec votre choix, confiante d’avoir pris la bonne décision, lancez-vous. Ça demandera du courage, ça ne sera pas facile, mais dites-vous que ça en vaudra la chandelle. Que vous serez heureuse!

Je pense à Caroline qui a décidé de retourner aux études pour vivre sa passion, c’est tellement inspirant! (Je la laisserai vous en parler). Et notre Lélia qui a aussi complètement laissé tomber les communications (et le blogue, sniff sniff) pour se lancer dans un beau projet d’entreprise. Ma maman qui a fait son MBA quand elle avait deux enfants. Il n’est jamais trop tard pour se prendre en main et décider de changer de cap.

Et n’oubliez pas, après la pluie, le beau temps. On ne restera pas dans cette phase plate pour bien longtemps ;)

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