Je ne suis pas sportive et je lance comme une fille

Vous êtes plusieurs nouvelles (et même nouveaux) à lire le blogue, alors laissez-moi vous (re)présenter Marie-Pier. Bulles & Bottillons existe depuis un peu plus de 3 ans et Marie-Pier a été là dès les tous débuts. En mai dernier, et franchement, ça aurait dû être plus tôt parce que son horaire du temps n’avait pas de sens, Marie a quitté le blogue, parce que c’était juste trop.

Bulles & Bottillons est devenu mon blogue personnel avec le temps et je m’étais dit que je ne reprendrais pas de collaboratrices, parce que c’est trop compliqué et ça dénature le blogue, pour le quel j’ai une vision assez précise et plein de changements et nouveaux projets qui s’en viennent. Mais quand Marie-Pier m’a dit qu’elle aimerait revenir, je ne pouvais pas refuser. C’est beaucoup plus qu’une collaboratrice et c’est probablement la personne qui a le plus B & B de tatoué sur le coeur. Et le mieux dans tout ça? Oui, elle revient pour écrire (c’est une sacré bonne rédactrice!), mais en plus, elle veut s’impliquer plus que ça. Elle va donc m’aider dans les 1001 projets qui vont au-delà d’écrire des articles, qu’on va vous présenter au cours des prochains mois. Si vous pensiez que les retraites étaient malades, attendez de voir celles que Marie-Pier organisera. C’est une event planner extraordinaire!

Dans la vie, tout arrive pour une raison. Pendant les vacances, je faisais ma planification pour 2016, avec des projets tous plus grands les uns que les autres et je me suis dit « Merde, je ne vais jamais y arriver seule ». Je vous jure, la journée même Marie-Pier m’écrivait pour me dire qu’elle avait du temps et voulait s’impliquer dans le blogue. OMG. En tout cas, je suis vraiment énervée qu’elle soit de retour et je sais qu’ensemble on va faire de grandes choses et on va apporter Bulles & Bottillons loin loin loin. Sans plus tarder, voici le premier article de Marie-Pier, dans la nouvelle ère de B & B. ♥

J’avais envie d’entamer 2016 avec une mini-tranche de vie, puisqu’on entend pas mal d’affaires sur le sport, la perte de poids et la remise en forme en début d’année. C’est un sujet assez sensible, je sais, mais ça me fait tellement mal en dedans que j’ai décidé de vous en jaser. Je ne suis pas une experte mais, des fois, la vie nous apprend des trucs qu’on a envie de partager.

Je n’ai jamais été du type « sportive ». En fait, je pensais que je ne l’étais pas parce qu’on me l’a répété. Des fois, on sous-estime le pouvoir des mots. Des phrases inoffensives du type « T’as jamais été une grande sportive, t’es plus du genre artiste toi! », « C’est pas grave si tu ne performes pas, tu peux te dépasser dans autre chose », « Tu n’as pas l’esprit de compétition qu’il faut de toute façon », « Tu ne peux pas vraiment faire partie d’une équipe, tu lances comme une fille » sont dites trop souvent à mon goût. Je sais très bien que les personnes qui lancent ce genre d’affirmation ne le font pas par méchanceté, mais bien par maladresse… Mais, quand on dit des trucs du genre à une adolescente de secondaire 2 qui essaie de se forger une identité, même si on est zéro soupe au lait, eh bien ça peut avoir plus d’impact qu’on ne le croit.

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J’ai toujours pensé que je n’étais pas faite pour le sport. Que j’avais plus une vibe de peintre, d’écrivaine ou même de tricoteuse. Et c’est vrai! Sauf qu’on est tellement pas obligée de se catégoriser comme ça et, du même coup, de se priver de pleins d’activités qui pourraient nous apporter tellement plus. Mais à 15 ans, on veut juste fitter dans le moule et répondre aux attentes, c’est bien normal.

À 22 ans, je pense être pas mal plus mature et mieux dans ma peau, mais les remises en question sont toujours là. S’accepter, c’est un combat de tous les jours, mais les derniers mois de 2015 ont été une véritable claque dans’face pour moi question confiance en soi. Après m’être relevée et m’être dit que j’étais bonne-belle-fine-capable, j’ai décidé de prendre soin de moi par la nourriture et d’essayer toutes les activités sportives ce que j’avais envie. Bouger n’était plus une corvée, mais bien une façon de méditer et de me recentrer.

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Ce n’était pas le sport que je n’aimais pas, mais bien la vision que j’en avais. Bouger signifiait pour moi compétition malsaine, dépassement de soi exagéré ou objectif de remise en forme trop ambitieux. Maintenant, c’est un besoin à combler pour retrouver mon équilibre. Pour être en santé, oui physiquement, mais dans mon coco aussi. C’est devenu MON moment à moi, pour me déconnecter de mon quotidien. Et tous les sports ont leur bienfait sur moi : le yoga pour me calmer les nerfs, la course pour me vider la tête, le spinning pour sortir le méchant, les cours de groupe pour rire un bon coup, du hiking pour m’évader.

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Non, je ne cours pas avec un chrono et du gros beat pour me pousser à fond. Si c’est ce qui fonctionne pour vous, sincèrement, c’est parfait! Tant que vous y trouviez votre compte et que vous vous sentiez bien. Ce qui est bon pour moi n’est pas nécessairement la solution pour vous.

Je sais que je suis pleine de potentiel. Je ne me pousse pas en faisant des entraînements de fou, mais en sortant de ma zone de confort à tous les jours. Je ne suis pas sportive. Je suis bien plus. Je suis une sportive-yogi-artiste-nerd-décoratrice-écrivaine-passionnée. Pourquoi se limiter quand vous pouvez être tellement tout ce que vous voulez?Untitled-1

Bref, peu importe ce que les autres disent sur vous, choisissez le mode de vie qui vous convient. Trouvez la routine santé qui respecte vos besoins physiques (et psychologiques), et ne vous mettez pas trop de pression avec des objectifs qui vous rendent anxieuse. Et surtout, entourez-vous de personne qui vous font du bien, ayez du plaisir, et soyez fière de lancer comme une fille, parce que c’est ce qui vous rend si forte. #girlpower

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