J’ai décidé de ne plus jamais “ne pas avoir le temps” – mes semaines de 25 heures

Manquer de temps. Ça m’a toujours particulièrement énervée. J’ai toujours été très occupée. Même au secondaire, j’avais un horaire de ministre, jonglant avec je ne sais pas combien d’activités sportives et un profil académique de futur médecin (la réalité m’a rattrapée au cégep : rien à foutre des sciences!). Une phrase que mon père m’a toujours répétée et qui me faisait DONT lever les yeux au ciel… Chaque fois que je disais “je n’ai pas le temps”, il me corrigeait en disant : “Non non. Tu ne PRENDS pas le temps, c’est différent.”

Avec plus de maturité, j’ai fini par comprendre que mon père a raison, tellement raison. On a toujours le temps, mais on le prend rarement. On est très bons pour mal le répartir, en fait. Beaucoup pour le travail, peu pour le reste. Mais pourquoi?

Remarquez, j’étais comme ça aussi il n’y a pas si longtemps. La journée typique? Travail de 7 h 30 à 20 h 30. Et souvent 6 jours sur 7. Belle hygiène de vie (not).

Plus jeune, je m’imaginais un jour genre VP communications dans une grosse entreprise. La grosse job, les grosses heures. Le standing, le leadership et le style de vie qui viennent avec aussi. (Puis, j’ai travaillé en entreprise et j’ai vu que ce n’était pas pour moi. Je n’aime pas avoir un patron et aller travailler dans un bureau. Et quand c’est trop répétitif. Et quand je trouve les tâches qu’on m’assigne niaiseuses. OUPS!)

Puis je suis partie à mon compte, en faisant mes propres affaires, créant mon emploi de rêve à moi. LE RÊVE! Je vous jure. Pas une journée depuis je n’ai regretté mon choix et chaque matin, je suis excitée de commencer à travailler. J’ai toujours adoré les lundis depuis! Le problème avec ça, c’est qu’on est passionnée par ce qu’on fait. Et quand on est entrepreneur, on est passionné en tabarnouche par notre entreprise. Notre cerveau n’arrête JAMAIS. Et il y a toujours quelque chose à faire. C’est ainsi qu’on se retrouve à prôner (et rêver de) l’équilibre de vie, mais à travailler 75 heures par semaine, tout le temps.

La zénitude, le bien-être, l’équilibre… Toutes des choses dont je faisais (et fais toujours) la promotion. J’étais bien quand même han, je veux préciser. Mais ça fait cordonnier mal chaussé pareil de travailler autant, en ventant tout ça!

Puis, une petite chose est venu me donner le coup de pied aux fesses dont j’avais besoin. Mon enfant.

Le déclic

J’avais réussi à me préparer 2 mois de congé de maternité en créant beaucoup de contenu d’avance et en déléguant. Vers la fin de ces 2 mois, le travail m’a rattrapé de plein fouet. Concours de circonstances, je me suis retrouvée à devoir faire mon rythme d’avant, mais avec un bébé de 2 mois. Heureusement, Stan était à la maison avec moi, donc il pouvait s’occuper de Clara. Je l’allaitais, puis je me remettais à travailler. À faire les mêmes choses qui me passionnaient avant, mais qui là, soudainement, ne me plaisaient pas du tout.

Ça me fâchait TELLEMENT de manquer de précieux moments avec ma fille. Une semaine de ce régime et ça a été la fin. Non, c’est pas vrai que je vais manquer des moments de sa vie et être sporadiquement là. Je ne veux pas être une maman qu’elle voit rarement, parce qu’elle travaille trop. Le travail est important pour moi, mais ma famille aussi.

J’ai compris qu’avoir carrière de rêve et être la maman que je veux être, ça se peut. C’est possible d’être les deux, de tout faire et de bien le faire. De ne pas négliger une sphère de ma vie pour l’autre.

Alors, concrètement, j’ai fait quoi?

De l’introspection, beaucoup d’introspection. Et surtout, j’ai fait des listes et j’ai écrit. J’ai mis sur papier TOUT ce que je faisais, tout ce qui remplissait mes journées. Et j’ai regardé chaque chose avec honnêteté. Est-ce que j’aime réellement ça? Est-ce que ça me passionne? Pourquoi je le fais?

Si les réponses n’étaient pas dans l’ordre de “je le fais parce que ça ma passionne, ça me rend heureuse et ça fait vibrer mon coeur” (genre), bye bye. Même si c’est un beau projet. Même si je suis bonne là-dedans. Même si ça aide ou fait du bien à plein de gens.

J’ai donc laissé-aller plein d’affaires, vraiment plein d’affaires.

J’ai aussi écrit un article sur le blogue de Fit Hippie qui complète bien celui-ci pour parler du processus, surtout avec Fit Hippie. Parce que j’ai laissé aller beaucoup de choses avec cette entreprise.

Le plus gros move ici a été de me départir de l’Académie du Blogue. Si vous ne connaissez pas, c’est un gros projet que j’ai démarré dans le but d’aider les blogueuses (en devenir ou aguerries). J’ai démarré ça à l’hiver 2016 et déjà, y’a plus de 2000 personnes (!) qui ont fait mes cours. Honnêtement, c’est big et c’est une entreprise avec un énorme potentiel. Ça a été une pionnière dans l’univers du blogging en français. Ça aide encore des milliers de personnes et la communauté Facebook est super active et une des plus belles du Web dans le domaine. Et côté financier, elle rapporte bien et sans y mettre trop d’efforts (le bonheur d’automatiser ses choses!). Alors, pourquoi m’en départir?

Parce que ce n’est plus aligné avec qui je suis, ma mission et comment je veux faire une différence dans la vie des gens. Ça n’enlève absolument rien au projet, c’est simplement moi qui a dévié. Et surtout, pour travailler seulement 25 heures par semaine, faut faire des choix. Ces 25 heures, il faut les remplir avec grande attention, et seulement de choses 100 % alignées avec nous. C’est la clé du succès. Aussi beau soit le projet, il ne rentrait plus dans ces critères.

La vie est bien faite. Je me questionnais à savoir si je faisais simplement le fermer ou le laisser-aller. Ça, ça m’aurait vraiment fait de la peine, parce que c’est un projet qui aide encore beaucoup de personnes. Puis, la vie a mis Camille sur mon chemin. Camille qui TRIPPE sur le projet et veut l’amener là où il mérite d’aller, qui a les connaissances et la passion pour le faire.

Alors voilà, j’ai vendu l’Académie du Blogue.

La majorité des gens n’ont pas compris le move et m’en ont découragée. Mais je suis restée bien campée sur ma décision. Je savais que c’était la chose à faire. Je me suis écoutée et mon Dieu que je ne le regrette pas! Quand les choses coulent d’elles-mêmes et se font sans pousser, sans forcer, c’est signe qu’on a pris la bonne décision.

Ralentir pour mieux vivre - travailler moins, mais mieux - comment travailler seulement 25 heures par semaine mais avoir plus de revenus

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Mais aussi

Et sinon, j’ai vraiment mis la hache dans Fit Hippie, pour ne garder que ce qui me fait réellement tripper, j’ai redéfini ce que je voulais faire avec Bulles & Bottillons, j’ai délégué beaucoup de choses et j’en ai tout simplement supprimer plein d’autres. Je me suis fait une belle liste de projets qui m’allument vraiment beaucoup, mais qui viendront en temps et lieu. Ma règle : tant que je n’ai pas réellement le temps, je ne me lance pas là-dedans. (Même si j’ai vraiment hâte ahah!)

Et j’ai démarré un nouveau projet, qui me fait vraiment, mais vraiment vibrer. J’ai mis un nom sur ma philosophie de vie et d’entrepreneuriat et j’ai envie de la partager au plus de gens possible. D’aider d’autres femmes comme moi à ralentir, à arrêter de trop travailler et à prendre plus de temps pour elles et leur famille. À avoir du succès en affaires, plus qu’assez de moyens, sans rien sacrifier. Je vous présente le slowpreneuriat!

Slowpreneuriat – le slow toute en business

Sur la liste des beaux projets à faire lorsque j’aurai le temps (ahah), il y a un podcast associé à ça, où je veux interviewer d’autres entrepreneures qui travaillent moins, mais ont du succès, des femmes inspirantes et motivantes. Le slow toute sera à l’honneur, avec une twist de business. (J’ai déjà plein de noms en tête, mais n’hésitez pas à me dire celles que vous aimeriez entendre!)

Pour l’instant, je me concentre sur le coaching, l’accompagnement. J’y prends vraiment plaisir et c’est fou à quel point j’aide, concrètement et avec des résultats, les femmes que j’accompagne.

Mais là… Tu veux travailler moins, mais tu démarres un nouveau projet?

Eh oui! En fait, j’ai d’abord pris le temps de réfléchir à ce que j’aimais le plus de chacun de mes projets et inspirer, aider, avoir un impact positif, accompagner les gens dans leurs changements, etc. revenait vraiment souvent. Je le fais, dans chacun de mes projets, à différents niveaux et de différentes manières. Mais là, j’avais envie de le faire à 100 %, de manière hyper concrète.

En plus, j’ai tellement fait un beau ménage dans mes tâches que j’ai le temps et l’espace pour le faire et surtout, bien le faire.

Et finalement, j’ai pris mon temps. J’ai l’habitude de lancer un projet en quelques jours. J’ai l’idée, je mets tout sur papier, je bâtis ma stratégie et hop, je clanche mon site Web! Cette fois, j’ai vraiment pris mon temps. Presque 2 mois! C’est énorme pour moi! J’ai fait les choses lentement et quand j’avais du temps libre.

Donc voilà! Si le service vous intéresse, j’offre un accompagnement total de 6 mois, pour 12 femmes seulement. Ça allie un mix de coaching d’entreprise, bien entendu, mais aussi de développement personnel, de travail sur le mindset et la confiance. On fait un gros ménage de vos tâches, projets, passions et priorités, pour amener le plus de clarté possible dans votre mission, votre public cible votre entreprise. Tout ça dans le but de diminuer vos heures de travail, de mieux travailler, de profiter de la vie davantage et d’avoir plus de revenus. D’être juste bien et heureuse, tout en étant à la tête d’une entreprise qui vous ressemble, vous passionne et vous gonfle le coeur de fierté.

Et pour celles qui ont besoin d’un coup de main tout de suite là là, j’offre une version express de 3 heures, ou encore, une rencontre d’une heure.

Ces dernières sont parfaites pour celles qui ne sont pas nécessairement entrepreneures, pour amener plus de clarté sur vos objectifs, vous aider à débloquer, vous donner de nouvelles perceptives, valider une idée ou un projet et le mettre en place, etc.

J’ai aussi un exercice gratuit pour faire le ménage dans vos projets, juste ici.


J’espère que cet article vous incitera à ralentir et vous montrera que c’est tout à fait possible de faire ce qu’on aime, de profiter de la vie, de faire autre chose que juste travailler, tout en étant capable de vivre. Écoutez-vous, faites-vous confiance. Si votre intuition vous dit de lâcher tel ou tel projet, mais si, logiquement, ça ne fait pas de sens ou que tout le monde vous dit de ne pas faire ça : écoutez-vous. Vous savez ce qui est bon pour vous. Vous vous connaissez mieux que quiconque.

N’hésitez jamais à dire non. C’est correct! Dire non aux autres, c’est dire oui à soi-même. Prendre soin de soi, de ton temps, de sa santé mentale, c’est prioritaire. Pas égoïste. Quand on se met en priorité, on est mieux dans notre peau, mieux disposée à aider les autres, à être un modèle, à inspirer et à être 100 % présente dans ce qu’on fait. Et ça, c’est tellement précieux.

N’hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires, ou avez envie de jaser de tout ça! Je ne suis pas la plus rapide à répondre (je suis #slowtoute pour vrai haha!), mais je réponds toujours.

Josée-Anne xx

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